Lien entre apprendre à lire et apprendre à compter

Quel rapport entre lecture et mathématiques ?

D’abord les nombres se lisent de gauche à droite, comme un mot, et la place des chiffres est d’une grande importance, puisque 18 n’est pas égal à 81, comme les anagrammes chien et niche n’on pas la même signification.

D’autre part, pour lire un nombre en format numérique (42) ou en toutes lettres (quarante-deux) et comprendre la quantité qu’il représente, il faut avoir compris la notion de dizaines et d’unités.

Il faut aller au delà du simple comptage ou énumération de la suite des nombres (1, 2, 3, ….., 10, 11, 12), et comprendre

  • le concept de dizaine. Une dizaine = 10 unités, deux dizaines = 20 unités, etc.
  • le fait que dans 42, le premier chiffre indique les dizaines et le second les unités.
  • que la quantité représentée par le nombre est la somme des dizaines et des unités. Par exemple 42 = 4 dizaines + 2 unités.
  • que quand on ajoute une unité à 9, on fait une dizaine. D’ailleurs il faut travailler sur toutes les combinaisons pour faire une dizaine (9 + 1, 8 + 2, 7 + 3, 6 + 4, 5 + 5), visuellement et concrètement, avec du matériel à manipuler, comme décrit ci-dessous.

Le plus simple est d’utiliser un boulier avec dix rangées de dix, donc cent boules en tout. Les autres méthodes sont :

  • les réglettes en bois (avec une couleur et une taille correspondant à chaque chiffre de 1 à 10),
  • les perles (même principe, sans couleur, les perles sont déjà enfilées sur du fil de fer; et il y en a de 1 à 20, avec en plus des carrés de dix dizaines soit 100 perles, ce qui permet de comprendre les nombres comme 284 : 2 carrés de cent, 8 dizaines, et 4 unités). Ces perles sont utilisées dans la méthode Montessori, une activité consiste aussi à classer ces rangées de perles avec 1 à 10 perles dans l’ordre croissant ou décroissant.
  • et sinon du papier à petits ou grands carreaux avec un crayon noir et une règle pour dessiner les rectangles de dizaines, les carrés d’unités, etc. Pour un usage intensif, en classe par exemple; vous pouvez découper et plastifier les dessins des chiffres de 1 à 10, les dizaines, et faire un carré de 10 x 10 pour les centaines.

Bien sûr ce matériel peut servir aussi à bien d’autres activités mathématiques qui ne font pas appel à la lecture de chiffres et nombres écrits en toutes lettres : compter de 2 en 2, de 3 en 3, de 5 en 5, à rebours, faire des additions, des soustractions, des compléments à la dizaine, des multiplications (commencer par 2 fois un chiffre), des divisions (séparer 6 en deux et généralement tous les chiffres pairs, 6 et 9 en trois, 10 en 2 groupes égaux, puis 10 en 5 groupes égaux, etc).

Il permet surtout de visualiser et de manipuler concrètement (manuellement) les chiffres et les nombres, ce qui est indispensable pour avoir une bonne compréhension.

Méthode des Alphas et Méthode Borel-Maisonny : Comment les combiner avec la méthode de lecture Alvea ?

La méthode des Alphas consiste à associer une image à chaque lettre, image qui correspond à un mot qui commence par la lettre et le son à apprendre. Par exemples un serpent pour le s, une dame pour le d; etc.
L’objectif et l’intérêt de la méthode est que l’enfant associe le son à la lettre (et non plus le nom de la lettre), par exemple le son « ssss » pour serpent, ce qui facilite le déchiffrage des premiers mots simples.

La méthode Borel-Maisonny est une méthode phonétique et gestuelle qui associe un geste à chaque son, ce qui a l’avantage d’associer une information visuelle et kinésique à chaque son, de rendre l’élève acteur et acteur et actif puisqu’il peut reproduire le geste. C’est également un avantage pour des enfants malentendants.

Le méthode visuelle Alvea est complémentaire de ces deux méthodes, puisqu’elle s’appuie le son que font les lettres individuellement et sur le déchiffrage syllabique pour lire les mots au démarrage. Notre méthode ajoute progressivement les phonèmes ch, ou, an, oi, etc. et y superpose les images associées. Cela est une nouvelle étape pour l’élève, là où justement les méthodes basées sur le son que font les lettres trouvent leur limites, puisqu’on ne déchiffre plus « oooo » « uuuuu » pour le phonème/son « ou » mais qu’il faut reconnaître la combinaison ou en tant que telle avec le son associé. C’est justement tout l’avantage de la méthode Alvea.

La méthode visuelle et syllabique Alvea est d’ailleurs cohérente avec le choix de la méthode Borel-Maisonny puisqu’il n’y a qu’une seule image pour les différentes graphies du son o/au /eau, comme il n’y a qu’un seul geste pour le son o /au/ eau dans la méthode Borel-Maisonny.

Il est donc tout à fait possible et cohérent de démarrer avec la méthode des Alphas et/ou la méthode Borel-Maisonny, par exemple pour la période 1 du CP allant de la rentrée à la Toussaint, et de continuer avec la méthode Alvea à partir de la période 2, et ainsi de la combiner aux autres méthodes.

Cela est vrai aussi pour les autres méthodes de lecture en CP. Il est tout à fait possible de les combiner avec la méthode Alvea en parallèle dès la fin de la période 1. En CE1, vous pouvez utiliser la méthode Alvea dès la rentrée avec les élèves qui n’ont pas automatisé la lecture et qui ont besoin de revoir les sons / phonèmes et de s’entrainer sur des textes plus faciles que les élèves déjà lecteurs.

Comment utiliser la méthode avec mon enfant en plus de son livre de lecture au CP ?

C’est très facile :

Il suffit de démarrer avec la fiche ci-dessous « Le début » http://www.alvea.com/assets/debut-couleur.png

La fiche « Bien débuter » permet d’apprendre à lire les prénoms de nos deux héros Unik et Tipi et de lire des mots simples qui vont servir par la suite.

Dès que votre enfant arrive à déchiffrer les mots pour lire cette fiche, il est prêt pour passer à la suite et démarrer la méthode de lecture visuelle avec les fiches son et les textes suivants disponibles gratuitement sur le site http://www.alvea.com.

Habituellement les sons des lettres sont connus à l’entrée en CP pour les majuscules, et les deux premiers mois de CP vont servir à revoir tous ces sons pour les minuscules, et à apprendre à lire les syllabes comme la, le, li, lo, lu et des mots simples avec 1, 2 ou 3 syllabes. Au plus tard avant les vacances de la Toussaint, votre enfant pourra démarrer avec la méthode visuelle Alvea en parallèle.

Une astuce consiste à acheter vous-même un exemplaire de son livre de lecture de CP, exemplaire qui restera à la maison. D’une part c’est très pratique les jours où il a oublié de le ramener, d’autre part cela permet de dessiner les images des sons de la méthode Alvea dans le livre de lecture, par exemple au crayon noir ou avec un surligneur effaçable (gommable).

Cela n’est pas indispensable, mais peut-être utile pour aller plus vite dans l’assimilation de la lecture des sons ou s’il a des difficultés avec la lecture dans le manuel de lecture scolaire fourni pour le CP.

Et, dans d’autres textes, direz-vous, comment faire puisque l’aide visuelle ne sera pas présente ?

Il faut comprendre qu’en réalité avec la méthode visuelle, votre enfant va associer l’image aux deux ou trois lettres formant le son, et qu’après la lecture répétée des fiches de la méthode Alvea, son cerveau imaginera automatiquement l’image lorsqu’il verra la combinaison de lettres, même si l’image n’est en réalité pas présente dans le texte à lire.

Selon les enfants, cette automatisation va prendre plus ou moins de temps. En attendant qu’elle se fasse, vous pouvez toujours photocopier les textes qu’il doit lire et y ajouter ou le faire dessiner lui-même les images associées aux sons.